Pour une bonne année 2007

Publié le par odile Biger

Ca n'aura échappé à personne, nous sommes en période de voeux et justement , il y a deux ans, j'ai reçu en guise de carte de voeux ce poème de Pablo Neruda que je n'ai jamais oublié depuis .

A quelques jours de Noêl et en prévision de la nouvelle année, je vous l'offre bien volontiers pour qu'il vous accompagne vous aussi au fil du temps.

 

Il meurt lentement
Celui qui ne voyage pas,
Celui qui ne lit pas,
Celui qui n'écoute pas de musique,
Celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

 

Il meurt lentement
Celui qui détruit son amour-propre,
Celui qui ne se laisse jamais aider.

 

Il meurt lentement
Celui qui devient esclave de l'habitude
Refaisant tous les jours les mêmes chemins,
Celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
De ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

 

Bolivie10.JPG (47666 octets)Il meurt lentement
Celui qui évite la passion
Et son tourbillon d'émotions
Celles qui redonnent la lumière dans les yeux
Et réparent les coeurs blessés

 

Il meurt lentement
Celui qui ne change pas de cap
Lorsqu'il est malheureux
Au travail ou en amour,
Celui qui ne prend pas de risques
Pour réaliser ses rêves,
Celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
N'a fui les conseils sensés.

Chili1 (2).JPG (26762 octets)Vis maintenant !

Risque-toi aujourd'hui !

Agis tout de suite !

Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d'être heureux !

 

 

Traduction d'un discours de Pablo Néruda - Prix Nobel de littérature 1971

(Parce que au Chili , il y avait quand même mieux que Pinochet!).

 

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Publié dans Coup de coeur

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B
Merci pour ce moment de poésie... Et bonnes fêtes de fin d'année...
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