les medias traditionnels se mettent en ordre de marche pour entrer dans l'ère du multimédia

Publié le par odile Biger

Presse, Télé, Radio, Tous les médias traditionnels ou presque ont pris conscience, au cours des derniers mois, de la nécessité de revoir leur stratégie et leur organisation  pour tenir compte de la révolution numérique en cours et répondre aux attentes des consommateurs.

 

Que ce soit dans les groupes, ou au niveau des Directions programmes et des Rédactions, la révolution des métiers est en marche. Les organisations se recentrent autour des contenus et abolissent les frontières qui existaient entre les différents supports de diffusion.

 

Si l'on fait abstraction de Vivendi et de la stratégie de convergence de Jean Marie Messier (peut être un peu trop en avance sur son temps), Lagardère est le premier à avoir pris le virage du numérique.  En fusionnant les activités de sa division Presse, Hachette Filipacchi Media, et de son pôle Audiovisuel, Lagardère Active et en confiant à Didier Quilliot , ancien PDG d'Orange et spécialiste de l'acquisition de droits sportifs, le pilotage de cette nouvelle entité, Arnaud Lagardère a clairement indiqué le sens de sa démarche : « priorité aux contenus et cap sur les médias numériques ».

 

La réorganisation du groupe TF1, annoncée par Patrick le Lay en septembre dernier, marque elle aussi  « le passage de la Télévision au groupe multimédia ». Le nouveau découpage en six lignes de produits distinctes (cinéma, fiction, jeunesse, information, sport et musique) déclinables sur tous les supports permet de recentrer l'activité de TF1 sur son savoir faire principal : la création, l'acquisition et la programmation de contenus.

Plus récemment encore, M6 a annoncé la création d'une Direction générale des antennes et des contenus placée au dessus de la Direction générale des programmes de M6 et de M6 thématique.

 

Dans la radio aussi des mouvements similaires se dessinent. Dans le sillage de NRJ , qui s'est depuis longtemps déjà organisé dans une configuration multimédia au niveau de ses programmes et qui vient également de faire évoluer sa régie en la rebaptisant "NRJ global"  les autres groupes commencent à bouger.

 

 

 

Dans une récente interview accordée au Figaro, Jean Pierre Elkabbach, Directeur d'Europe 1 déclarait   « Nous sommes en route vers le numérique, nous ne sommes plus diffuseurs mais éditeurs 24 heures sur 24 ». A travers la diffusion de  podcasts ou la fourniture de contenus pour le téléphone mobile, il entend donner une nouvelle dimension à son groupe.  Alain Weill, PDG de Nextradio vient lui aussi d'annoncer  sa petite révolution : « 2007 sera l'année de l'Internet dans le groupe ». Plus que de simples stations de radio,  RMC et BFM sont appelés à devenir des « portails de contenus » axés respectivement  sur le Sport et sur l'Information.

 

Enfin  la Presse  payante, dans un contexte qui lui est plutôt défavorable,  se met elle aussi en ordre de marche pour acquérir une dimension multimédia : le nouveau projet rédactionnel du quotidien Libération s'appuie en grande partie sur une diffusion sur d'autres supports que le journal et Le Parisien vient d'annoncer son souhait de se doter d'une rédaction multimédia pour développer son activité et exploiter son savoir faire aussi largement que possible.

 

Dans tous ces projets on observe une volonté commune : celle de se diversifier sans se disperser en capitalisant sur deux éléments qui ont toujours fait la force des médias traditionnels : le savoir faire en matière de fourniture de contenus et la force de la Marque.

2 valeurs intangibles que la révolution numérique n'a pas remis en cause, bien au contraire .

 

 

 

 

 

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