Communauté et web 2.0 une arme à double tranchant pour les marques

Publié le par odile Biger

 

Il y quelques semaines, Renault a réussi un coup de maître  en diffusant les images de sa victoire en Championnat du Monde de Formule 1 sur toutes les plateformes de partage vidéos possibles : plus d'un million de vidéos à la gloire de la marque automobile ont ainsi été vues, téléchargées, transférées, sans que Renault  ait eu à débourser un centime en achat d'espace !

 

 

 Dans la même veine, l'incontournable Loïc Lemeur, se plait à raconter comment il a réussi en quelques jours à inscrire à sa conférence « le Web.3 » des milliers de personnes sans envoyer le moindre carton  invitation ou le moindre communiqué de presse : tout s'est fait sur son blog et par marketing viral avec une logistique réduite au stricte minimum. De quoi faire rêver plus d'une agence de COM !

 

 

 Mais attention ! Reconnaître l'efficacité du blog et des plateformes communautaires pour toucher en un temps record une cible donnée c'est aussi mettre le doigt sur le danger et les limites de ce nouveau canal de communication.

 

 Dans son ouvrage « blog marketing » Jeremy Wright cite l'exemple de ce marchand d'antivols, contraint d'échanger une bonne partie du matériel vendu parce qu'une information selon laquelle un simple stylo permettait de forcer ses antivols était parue dans un blog et s'était répandue à la vitesse d'une traînée de poudre jusqu'à atteindre les associations de consommateurs.

 

 Par ailleurs, pour une marque comme pour n'importe quel individu, choisir le blog comme canal de communication suppose que l'on accepte ses règles du jeu de et ses valeurs. Sans Vérité, Transparence et Liberté d'expression point de salut !

 Les internautes sont passés maîtres dans l'art de déjouer les pièges les plus sophistiqués et se montrent intraitables pour punir les contrevenants : les laboratoires Vichy qui, il y a quelques années, avaient lancé un « journal de ma peau » supposé écrit par une consommatrice en savent quelque chose : l'opération s'est soldée par un échec cuisant et l'obligation pour l'entreprise de présenter ses excuses.

 

 Quoiqu'il en soit les blogs existent avec le succès que l'on sait. Pour une marque, les ignorer ou les sous-estimer serait certainement une erreur d'appréciation lourde de ses conséquences. Dans ces conditions, la meilleur solution reste de les exploiter en en tirant le meilleur parti possible pour instaurer avec ses clients un dialogue riche, constructif et authentique.

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